Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie

 

Chapitre 42 : Retour dans la forêt

 

 

            Le lendemain, les cours de la matinée s’écoulèrent lentement, aux yeux d’Harry, qui attendait, avec impatience, l’occasion de filer à la Forêt Interdite. Au petit déjeuner, Dumbledore lui avait donné une autorisation spéciale pour “enfreindre le règlement” (pour cette fois uniquement). L’occasion lui fut donner cet après-midi là. En effet, McGonagall, pour récompenser la victoire des Gryffondor, décida de ne pas faire ses cours de Métamorphose, pour les Gryffondor uniquement, ce jour-là. Et Hagrid, sûrement sur une suggestion de Dumbledore, ne fit pas son cours non plus, comme l’annonçait la note accrochée dans le hall, à l’heure du déjeuner. En plus, Dumbledore donna une excuse à Harry, pour Ron et Hermione, en prétendant vouloir voir Harry à son bureau.

 

            Une fois la voie libre et son repas avalé, Harry quitta la Grande Salle et rejoignit le Parc, accompagné de Dumbledore qui devait parler à Lupin. Ils pénétrèrent dans la Forêt Interdite. La chouette effraie surgit alors à travers les branchages et voleta au dessus d’eux un moment, avant de partir, incitant les visiteurs à la suivre. Le rapace les emmena le long d’un petit sentier.

 

            “- Ah ! C’est vous, Dumbledore ! lança Lupin en arrivant au devant d’eux. On se demandait qui venait ainsi traîner dans les environs. Que nous vaut cette visite ?

 

             - Harry voulait venir vous voir et j’ai jugé préférable de l’accompagner !

 

             - C’est normal ! Bon, suivez moi, on ne va pas loin !”

 

            Effectivement, Lupin ne les emmena pas loin, et ils arrivèrent enfin dans une petite clairière où un gros chien noir et un cerf attendaient.

 

            “C’est bon ! les rassura Lupin, en arrivant. Ce n’est que Dumbledore qui nous a amené un visiteur !” ajouta-t-il, désignant Harry qui fermait la marche.

 

            A ces mots, Sirius et James reprirent leur forme humaine.

 

            “- Remus, Sirius, est-ce que je pourrai vous dire deux mots ? proposa Dumbledore, brisant ainsi le silence qui s’était installé sur le groupe.

 

             - Bien sûr !”

 

            Tous les trois s’éloignèrent, laissant seul, Harry avec son père. Un court silence s’installa.

 

            La chouette effraie, qui jusqu’à là, avait voleter au dessus de la clairière, vint se poser dans un arbre voisin.

 

            “- Félicitations pour votre victoire d’hier ! commença James. Tu es un excellent Attrapeur !

 

             - J’ai eu de la chance !

 

             - Comme toujours, Harry, tu ne crois pas ?

 

             - Peut-être ! Mais, contre Voldemort, c’est seulement grâce à toi que...!

 

             - Pas la deuxième fois ! Je n’ai rien pu faire pour te protéger de l’Avada Kedavra ! Si il t’avait tué...!

 

             - En parlant de ça, je crois que... c’est cette pierre qui m’a permis de m’en sortir ! lança Harry, sortant de sa poche la petite pierre qui était redevenue dorée.

 

             - Cette pierre ? Pourquoi ?

 

             - Quand j’ai pu quitter l’infirmerie, cette pierre était devenue nacrée et elle dégageait une légère chaleur !

 

             - Ainsi, ce serait cette pierre qui aurait absorbée une partie du sort ? J’ai toujours pensé que cette pierre était assez particulière, mais...! Ce n’était pas grand chose, comme cadeau !

 

             - Pourtant, ça a été le plus beau de tous ! assura Harry, remettant la pierre dans sa poche. Et le plus utile !

 

             - Tu sais que ta chouette, Hedwige, est très intelligente ! remarqua son père, en changeant de sujet.

 

             - Depuis que je l’ai, elle m’a toujours étonnée ! admis Harry. Pourquoi ?

 

             - Tu as reçut une lettre en assez mauvais état, il y a quelque temps, non ?

 

             - Euh...oui !

 

             - Et tu ne t’es pas demandé pourquoi elle était dans cette état ?

 

             - Si ! Pourquoi ?

 

             - En fait, ce jour-là, elle s’était fait attaquée par le Grand-Duc de Voldemort. Comme cette chouette effraie s’entendait bien avec Hedwige, elle m’a menée jusqu’à ta chouette. Sans me connaître, Hedwige a compris que je ne lui ferais pas de mal, et elle s’est laissé faire, alors qu’elle aurait pu s’effaroucher. Et, après ça, elle est souvent venue dans la Forêt Interdite. Enfin, le soir où Voldemort a attaqué Poudlard, elle a réussit à rassembler tous les élèves, disséminés dans toute la forêt !

 

             - C’est pour ça qu’elle passait son temps avec l’effraie ? Au fait, d’où vient-elle ?

 

             - En fait, c’est tout simple ! Elle aussi s’est fait attaquée par le Grand-Duc, mais sans aucune raison, vue que c’était un animal sauvage apparemment qui vivait dans la forêt. Il m’a été assez difficile de lui faire comprendre que je ne lui ferais rien ! Après que je l’aie guérie, elle est restée avec moi !

 

             - Alors, le cerf que j’ai souvent aperçu, c’était toi, n’est-ce pas ?

 

             - Oui ! C’est la seule forme qui me permettait de sortir de la Forêt sans problème, comme Sirius qui reste en chien quand il est en public !

 

             - Surtout, que, pour Sirius, c’est la faute de Pettigrow si, maintenant, il est obligé de se cacher !

 

             - Je sais ! Sirius m’a tout raconté ! Je ne pensais pas que Peter se serait joint à Voldemort, mais, il n’a fait ça que par faiblesse ! Et tu as bien fait de lui sauver la vie, il y a deux ans ! C’est lui qui a empêché Voldemort de venir s’assurer que l’Avada Kedavra avait bien fonctionné ou pas ! Enfin, quoiqu’il en soit, tu n’as rien à regretter !

 

             - D’accord ! mais pourquoi est-il aller tout raconter à Voldemort ? remarqua amèrement Harry.

 

             - Je te l’ai dit, Harry. il a agit par faiblesse, rien d’autre ! Voldemort se nourrit de la faiblesse des autres, de ceux qui sont avide de pouvoirs ! Et, malheureusement, Peter faisait partit de ceux-là ! D’ailleurs, aucun de nous ne l’avais jamais suspecté !

 

             - Hum ! Tu sais, le sortilège que tu as utilisé pour contrer l’Avada Kedavra, dans la forêt, pourquoi...?

 

             - Je ne m’en suis pas servit, pour moi-même, il y a quatorze ans ? C’est ça ? A mon avis, ça fait quelque jours que cette question te tracasse, non ?

 

             - Un peu, oui !

 

             - Je ne l’ai pas utilisé pour plusieurs raisons ! Tout d’abord, je connaissais ce sortilège, c’est vrai, mais, même si je m’en était servis, ça n’aurait rien changé ! D’abord, car on ne peut l’utiliser qu’une fois, tandis que l’Avada Kedavra peut-être répété à l’infini ! Ensuite, ça ne fait que détruire le sort, pas le sorcier ! Enfin, ta mère et toi étiez encore là, et vous auriez risquer de faire les frais de ce sortilège ! Tu comprend ?

 

             - Oui ! Une autre question, lorsque j’ai rencontré Voldemort à Poudlard, pour la première fois, il m’a dit qu’il avait, à l’origine, seulement prévu de nous tuer, toi et moi ! Pourquoi ?

 

             - Je ne sais pas ! répondit son père, après une brève hésitation. Il est possible que Voldemort ait sentit que tu pourrais, un jour ou l’autre, représenté une menace pour lui et qu’il ait voulut t’éliminer, tant que tu étais encore jeune !

 

             - Et pourquoi a-t-il fallut qu’on m’envoie chez les Dursley ? marmonna Harry.

 

             - Pour ça, il est vrai que Dumbledore ne t’a pas fait un cadeau en te confiant à eux ! assura son père, en souriant. Le peu de fois que l’ai vu ton oncle, il était facile de savoir ses sentiments, vis-à-vis des sorciers ! Ils sont assez terre-à-terre !

 

             - Le pire, c’est plutôt Dudley ! remarqua Harry. En plus, il est au régime et est pourri gâté, ce qui n’arrange pas son caractère !

 

             - Donc, si je comprend bien, tu n’aime vraiment pas les Dursley ?

 

             - Ca ne serait peut-être pas le cas si eux ne me détestait pas à ce point ! Jusqu’à ce que je reçoive ma lettre de Poudlard, je ne savais rien, rien du tout ! Et ils ne m’auraient pas laissé partir à Poudlard si Hagrid ne les avait pas dissuadé de s’opposer à ça ! Et, quand je suis à Poudlard, ils raconte à tout le monde qu’il m’ont envoyé à un centre récidiviste de je ne sais plus où !

 

             - Hum ! Dis-moi, Harry, tu préfèrerait passer tes vacances chez les Dursley, ou en tête-à-tête avec Rogue ?

 

             - Euh ! J’crois que je préfère tout autant les Dursley ! Au moins, il n’ont pas l’idée d’essayer de m’empoisonner, eux !

 

             - T’empoisonner ? Pourquoi ça ?

 

             - Pour tester l’efficacité de nos antidotes ! Et il envisageait sérieusement de faire les test sur moi ! Et plus ça va, plus il me déteste !

 

             - Rogue a toujours été hargneux ! Quand on était étudiant à Poudlard, il n’était pas trop apprécié par les autres élèves et traînait toujours avec sa bande de Serpentard. Et, je pense que le tour que lui a joué Sirius n’a fait qu’aggraver sa haine !”

 

            Un long silence s’installa alors, laissant à Harry, assis sur un tronc d’arbre abattu, le temps de réfléchir à tout ça.

 

            “- Papa ?

 

             - Oui Harry ?

 

             - J’aimerai vraiment que tu reste !

 

             - Harry ! commença son père en venant s’asseoir sur le tronc à côté de lui. Tu sais bien que c’est impossible ! Ca serait contre-nature !

 

             - Mais, Voldemort, lui, s’est bien ressuscité, lui !

 

             - Mais Voldemort n’était pas vraiment mort, un peu comme toi, quand tu étais inconscient, à l’infirmerie. Mais il avait perdu ses pouvoirs ! Et puis, de toute façon, même quand je repartirai, je serait toujours auprès de toi, quoi qu’il arrive, et ta mère aussi ! Dumbledore m’a raconté l’épisode du Patronus...! En tout cas, quoi que tu fasse, nous serons toujours fiers de toi, excepté, peut-être, si tu partais du côté de Voldemort !

 

             - Ca, jamais ! répliqua Harry, avec une détermination farouche.

 

             - Je te reconnais bien, là, Harry ! Tu n’es pas un Gryffondor pour rien ! Ne pas se laisser abattre ! C’est ce qui est le plus important, dans la vie !”

 

            Harry s’apprêtait à répondre, quand Dumbledore, Sirius et Lupin, ayant visiblement finis de discuter, arrivèrent dans la clairière.

 

            “- Désolé de vous interrompre ! lança Dumbledore en arrivant. Mais, Harry, il faudrait peut-être penser à rentrer au château, si tu veux être à l’heure pour ton cours d’Histoire de la Magie !

 

             - C’est déjà l’heure ? s’étonna Harry, visiblement déçu. Demain, j’ai l’après-midi libéré, est-ce que je pourrai revenir ?

 

             - Pas tout seul, en tout cas, Harry ! remarqua Dumbledore.

 

             - Je pourrai toujours venir le prendre au château ! proposa Lupin.

 

             - Du moment qu’il ne s’aventure pas à venir seul, c’est bon !

 

             - Génial ! s’exclama Harry, en se levant d’un bond. Bon, à demain, alors !

 

             - D’accord ! Amuse-toi bien avec le professeur Binns !

 

             - Ses cours sont tellement passionnant !” ironisa Harry, en quittant la clairière.

 

            Harry et Dumbledore quittèrent, en silence, la Forêt interdite.

 

            “- Je vois que cette petite escapade t’a plût ! remarqua Dumbledore avec un petit sourire.

 

             - Oh, oui ! C’était génial !

 

             - Mais, Harry ! Je ne veux pas que tu sois tenter de faire des sorties “discrètes”, en pleine nuit, par exemple ! Je suis bien clair sur ce point ?

 

             - Je comptais pas faire de sortie de ce genre ! assura Harry, comprenant l’allusion à la cape d’invisibilité. Je sais que ça ne serait pas prudent !

 

             - Bien ! Je te laisse là ! ajouta Dumbledore quand ils arrivèrent dans le hall du château. Tu ferais bien de te dépêcher car ton cours commence dans deux minutes, et le professeur Binns est plutôt strict sur la ponctualité !”

 

            Harry acquiesça et fila en vitesse dans l’escalier de marbre, pour rejoindre ses amis, qui attendaient devant la salle d’Histoire de la Magie, deux secondes avant que la cloche ne retentisse.

 

            “- Eh, Harry ! Qu’est-ce qu’il te voulait, Dumbledore, pour te garder aussi longtemps ? demanda Ron, alors qu’ils entraient dans la classe, précédés par le professeur.

 

             - Je t’expliquerai plus tard !” lança vivement Harry, sous un regard contrarié du professeur.

 

 

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